lundi 8 septembre 2008
M pour Montréal
17h05 Misteur Valaire
17h40 Torngat
18h15 Karkwa
18h50 Radio Radio
19h30 Plants & Animals
On appelle ça une journée bien remplie?
Une journée définitivement très agréable, en tout cas. Des fois je me dis que Montréal est assez dynamique côté musique pour avoir de telles soirées au moins une fois par mois. On peut toujours rêver.
Le cadre était évidemment très plaisant, situé entre le marché Bonsecours et l'eau. Juste en face d'où se tenait le concert de Radiohead il y a quelques semaines. Aussi, la journée était très bien rythmée. Même si on n'avait pas droit à des concerts complets, l'effet de condensation était très intéressant. Avec une variété de styles et 10-15 minutes de pause entre chaque performance, pas le temps de s'ennuyer. Ni de voir le temps passer.
Ah oui. Il ne faudrait pas oublier de vous mentionner que M pour Montréal est un événement qui en est à sa 3e année, et qui organise principalement une série de concerts au mois de novembre, auxquels sont invités des représentants des médias et des organisateurs de tournées et de festivals internationaux. Une initiative très louable, qui consiste au fond à essayer d'attirer les oreilles du monde entier sur nos musiciens. C'était la première édition estival extérieure – espérons que ce ne soit pas la dernière.
Allons-y dans l'ordre.
Alfa Rococo. 6 musiciens sur scène, pleins d'enthousiasme et d'énergie, tous et chacun. Mais pas moi. Je reconnais à ce groupe un grand talent pour les mélodies accrocheuses et les grooves entraînants, mais je crois que ça reste du bon matériel pour les radios, sans plus. Un peu trop fridge buzz à mon goût.
Misteur Valaire. Belle découverte. Plein de samples et de claviers, quelques percussions, un sax et une trompette. Et un p'tit monsieur rigolo invité sur scène juste pour danser. Une excellente musique de party, que j'ai bien hâte d'entendre en salle et sur une plus longue durée. Et que vous découvrirez à l'instant, en téléchargeant l'album Friterday Night, disponible gratuitement sur le site web. Faites-moi plaisir et écoutez ça.
Torngat. Autre belle découverte. Claviers, cor français, batterie. Vous avez déjà vu un gars jouer de la cymbale et du cor distorsionné en même temps? Moi oui. À écouter, sur étiquette Alien8.
Karkwa. Enfin, après les avoir manqués aux francos (pour cause de Wolf Parade), j'ai pu entendre live les chansons du magnifique Volume du vent. Que de puissance, ça fait du bien. Ils ont même réussi à me faire aimer Dormir le jour, qui était jusque-là la pièce que je saute sur l'album. Je réalise maintenant qu'ils n'ont fait que 4 chansons, et je commence dès maintenant à économiser pour les revoir au plus vite.
Radio Radio. M pour Montréal, ou M pour Moncton? Ces jeunes acadiens débordent d'énergie, je dois le reconnaître. Par contre, c'est pas mon truc.
Plants & Animals. Un groupe dont j'ai adoré le disque, paru chez Secret City. Mais, hélas, ça n'a pas passé la rampe ce soir. Je n'ai pas partagé le goût que le chanteur semblait prendre à ralentir ses refrains. Et disons que les dizaines d'instruments entendus sur le disque ne sont pas très bien remplacés par deux guitares et un drum.
mercredi 3 septembre 2008
Le petit peuple du bitume
C'est quelques semaines après sa remarquable performance aux Francofolies de Montréal que j'ai eu l'occasion de mettre la main sur le dernier album de Daran. Et vraiment, je me suis privé d'un grand plaisir pendant trop longtemps.
Il y a quelques années, j'ai fait la découverte de Noir Désir. Je découvrais alors un groupe qui s'exprimait en français, et qui faisait un rock entraînant, assez pesant, et très crédible. Avec un côté sérieux aussi, qui me laissait croire que le groupe s'adresse à des adultes qui réfléchissent, et non seulement à des ados qui veulent casser la baraque.
Or, depuis certains événements, ces disques ont pris un goût amer - du moins pour moi. C'est comme ça, j'associe parfois la musique à des événements, et je crois que je ne suis pas le seul à le faire. Mais voilà, maintenant je crois que cette case vide vient d'être comblée.
Car Daran ne fait certainement pas dans la facilité. Intense, poétique, intelligent et mature. Avec un côté diva dans la voix (désolé, je ne trouve pas de meilleur mot) qui fait que j'ai les yeux plein d'eau par moments.
Dénonçant au passage quelques futilités (la télé, les galas, la beauté convenue), Daran nous ramène à l'essentiel. Comme s'il nous disait que la vie de ce peuple, même si elle est dure, peut être belle. Car sa musique combine ces deux aspects, de beau et de rugueux. La combinaison guitare-basse-batterie, des rythmes très simples, réussissent à produire de la beauté, à émouvoir davantage que bien des balades agrémentées de violons.
mercredi 20 août 2008
L'automne à vue de nez
- Thomas Fersen et Catherine Durand (tous deux le 9 septembre).
- Calexico, Joan Baez (9 septembre itou).
- Metallica (12 septembre). À noter que les garçons ne font pas paraître leur disque un mardi comme tout le monde, mais bien un vendredi, juste pour nous mélanger. Et est-ce moi, ou Death Magnetic me titille la grammaire?
- Les Cowboys Fringants (23 septembre).
- Mes Aïeux (7 octobre). Attention aux allergiques: le site est en Flash.
- Et un peu plus tard, ça a l'air que Daniel Boucher aussi.
Et comme on disait quand j'étais un étudiant en grève: ce n'est qu'un début, continuons à lire le journal.
Les Oreilles En Chou-fleur
jeudi 7 août 2008
Radiohead
Voici quelques souvenirs du concert de Radiohead, au Parc Jean-Drapeau, le 6 août 2008.
La performance du groupe était vraiment remarquable. D'où j'étais, le son était vraiment très clair, sans la moindre distorsion. On pouvait donc entendre tous les détails des arrangements, et tous les changements apportés par rapport aux versions studio. L'interprétation était vraiment une réussite sur toute la ligne.
Malgré sa clarté, j'ai eu certains problèmes avec le son. Il m'a semblé qu'il passait en alternance du grave à l'aigu, un peu comme lorsqu'on ouvre et ferme ses mains devant un haut-parleur. Peut-être que tous n'ont pas eu ce problème, mais de la colline, c'est ce que j'ai entendu.
Nude: vraiment, de très beaux éclairages, et la performance vocale de Yorke était à la hauteur de cette magnifique pièce. On se serait cru dans une salle de bal.
Weird Fishes/ Arpeggi: ma préférée sur In Rainbows, et celle qui m'a fait pleurer hier soir. Par sa beauté, et son exécution à la hauteur de mes attentes.
The Gloaming: à l'entendre, je me suis rappelé ce que j'avais lu quelques jours avant sur Pitchfork: c'est vrai que cette pièce est encore meilleure live que sur disque. La fin était d'ailleurs complètement déconstruite, un bel exemple des recherches des dernières années.
The National Anthem a été précédé de quelques secondes d'une ligne ouverte radiophonique bien de chez nous. Un peu comme sur la version entendue sur I might be Wrong. L'effet était très intéressant et la version, puissante.
Hier soir, à quelques centaines de mètres de la scène, avait lieu le dernier feu d'artifices de l'année à Montréal. Est-il besoin de préciser que tout ne correspondait pas nécessairement à la mise en scène prévue par le groupe? Mais ça donne du bon divertissement, comme Thom qui se met à parler de “fireworks and duplicate/ dead from the neck up” sur Faust Arp. Ou encore mieux, ces mêmes feux d'artifices qui se terminent une seconde avant que 32 000 personnes entonnent le fameux “this is what you get” de Karma Police. Des moments comme ça, ça vaut le prix du billet.
Ma setlist est dans un désordre quasi-total, mais je crois que tous les titres y sont. Tous les commentaires sont les bienvenus.
15 steps
Nude
All I Need
There There
Weird Fishes/ Arpeggi
Morning Bell
The Gloaming
Fake Plastic Trees
Reckoner
My Iron Lung
Like Spinning Plates
Jigsaw Falling into Place
House of Cards
The National Anthem
Optimistic
Bodysnatchers
You and Whose Army?
Paranoid Android
Lucky
Idiotheque
Videotape
Faust Arp
Karma Police
Bangers & Mash
Everything in its Right Place
mercredi 2 juillet 2008
Finale des Francos
Vous savez où me trouver ce soir-là.
mardi 10 juin 2008
Anecdote
Au moment où je me dis que la prochaine sera sans doute pire, et que je n'ai qu'à me faire à cette muzak, une chanson (oui, cette chanson-là) de Malajube se met à jouer.
Depuis, je crois avoir perdu contact avec la réalité.