Le 11 décembre dernier, j'étais au Métropolis pour le spectacle de Karkwa. Après quelques semaines de réflexion, je dois dire que j'ai bien apprécié la soirée, sans toutefois me joindre complètement au chœur des admirateurs totaux du groupe. Peut-être que mes attentes étaient élevées, étant donné les très grandes qualités de leur dernier disque (le Volume du vent), et tout ce que j'ai lu sur leurs concerts.
Mais commençons par quelques éloges. Le départ fut absolument intense. Depuis que j'y ai vu Mr. Bungle il y a quelques années, j'ai toujours considéré le Métropolis comme un endroit où l'énergie se condense d'une manière particulière; on y sent chaque émotion de la foule comme si on ne faisait qu'un avec les centaines d'autres personnes présentes. Cela étant, Karkwa est entré en scène en nous balançant la belle et brutale pièce d'ouverture du dernier album, le Compteur. S'ensuit un mur de son et de lumière blanche d'une intensité absolue. Après quelques secondes, tout le monde était dans l'ambiance.
Le son (piloté par Mathieu Parisien, également réalisateur du dernier disque) très bien contrôlé, les éclairages simples et efficaces (flashes blancs sur le mur du fond, petites lampes suspendues au-dessus de la tête des musiciens) portaient merveilleusement bien la musique du groupe.
Musique qui m'a semblé comporter de grandes qualités, mais aussi certains défauts, ce soir-là. L'implication des membres du groupe envers leur création ne fait aucun doute, et cet enthousiasme est contagieux. On note aussi certaines très bonnes idées, comme celle de marier le beat de la fin de Dormir le jour à celui du début du Coup d'état. Cette idée me fait encore sourire.
Par contre, une habitude du groupe me déplaît un peu. Celle de se construire un certain espace de liberté musicale sur scène au moyen de longs jams assez répétitifs. Je suis tout à fait d'accord pour qu'un artiste modifie ses pièces sur scène et s'abandonne à l'intensité, à l'émotion du moment. Par contre, la manière dont Karkwa le fait présentement n'est pas très productive, si j'ose employer ce mot. Autrement dit, ça lève pas. Ça me laisse de glace.
Ceci dit, j'ai quand même très hâte de voir où ils en seront la prochaine fois.
vendredi 16 janvier 2009
Nouvelle parution
Le temps des fêtes a été bien rempli. Le début de l'année est aussi calme que froid. Profitons-en pour se donner des nouvelles.
Par exemple, la nouvelle apprise aujourd'hui de la sortie imminente de l'album d'Émilie Proulx. Faisant suite à un admirable EP paru il y a déjà deux ans, le disque s'intitule La lenteur alentour. Perdue entre la certitude et la nage synchronisée dans le doute, le premier extrait, est un peu moins bien nommé. Mais il reste que ce que j'ai entendu d'elle par le passé me donne très envie d'entendre un album complet, un produit fini. La douce et profonde mélancolie qui habite la chanteuse, portée par une voix des plus douces, est étrangement agréable à entendre.
Bref, à surveiller le 10 mars. En espérant que cette parution ne soit pas reportée encore une fois, comme elle l'a été dans le passé.
Par exemple, la nouvelle apprise aujourd'hui de la sortie imminente de l'album d'Émilie Proulx. Faisant suite à un admirable EP paru il y a déjà deux ans, le disque s'intitule La lenteur alentour. Perdue entre la certitude et la nage synchronisée dans le doute, le premier extrait, est un peu moins bien nommé. Mais il reste que ce que j'ai entendu d'elle par le passé me donne très envie d'entendre un album complet, un produit fini. La douce et profonde mélancolie qui habite la chanteuse, portée par une voix des plus douces, est étrangement agréable à entendre.
Bref, à surveiller le 10 mars. En espérant que cette parution ne soit pas reportée encore une fois, comme elle l'a été dans le passé.
dimanche 7 décembre 2008
Neil Young au Centre Bell

Je dois avoir découvert Neil Young aux environs de 1993, avec l'album Freedom. En 1995, je passais une audition à mon école secondaire, chantant Rockin in the Free World devant quelques professeurs et collègues étudiants. Ma voix d'ado et mon inexpérience ont fait que l'aventure musicale s'est arrêtée là. Mais la musique de Young m'a suivie jusqu'à maintenant.
De mémoire, c'est donc la première occasion en 15 ans que j'avais de voir le gars en concert. On peut donc facilement imaginer mon niveau d'attente. Même si je ne possède que quelques disques (Young en a une bonne trentaine), certaines chansons font partie de moi.
Young a passé deux bonnes heures sur scène, à se donner avec énergie. Et à la fin, tous les gens autour de moi dans les blancs (assez haut pour avoir le vertige) étaient debout. Moi je pleurais de joie, d'avoir pu voir un morceau d'histoire du rock nous donner autant.
Hey Hey, My My, Cinnamon Girl, The Needle and the Damage Done, Heart of Gold et Old Man jouées l'une après l'autre, Cowgirl in the Sand, Rockin in the Free World, et en rappel, A Day in the Life. Plus un bon paquet de chansons que je ne connaisais pas, évidemment - l'homme dispose d'assez de chansons pour jouer jusqu'à demain matin.
J'ai toujours été fasciné par le son de guitare électrique de Neil Young. Mes jumelles m'ont permi de repérer une Gibson Les Paul noire, agrémentée d'un tremolo Bigsby. Vérification faite, Young possède cette guitare, nommée Old Black depuis 1969. Bon nombre de ses solos distinctifs auraient donc été enregistrés avec elle. On parlait d'histoire du rock?
vendredi 5 décembre 2008
Quelques dates
Selon Cyberpresse, Malajube devrait sortir son 3e album le 10 février. J'ai hâte et je ne suis pas le seul.
Selon Pitchfork, Antony & the Johnsons feront paraître un disque le 20 janvier. Ça pourrait être intéressant.
Et un jour, Bénabar et Delerm nous enverront leurs dernières galettes.
Selon Pitchfork, Antony & the Johnsons feront paraître un disque le 20 janvier. Ça pourrait être intéressant.
Et un jour, Bénabar et Delerm nous enverront leurs dernières galettes.
mercredi 19 novembre 2008
Coeurs migratoires

Il est clair que j'ai un p'tit côté country/folk, que je suis particulièrement disposé à apprécier ce genre de musique. Emmylou Harris, Mara Tremblay, Neko Case et Neil Young font depuis longtemps partie de mes habitudes d'écoute.
C'est une musique qui fait que l'on se sent chez soi. Par son américanité, entre autres. Mais aussi pour sa très grande simplicité, et pour le sentiment de confort qui s'en dégage. J'ai l'impression que ce genre de disque me sert de pierre de touche entre toutes les excentricités.
Catherine Durand a le don de la grâce, de la subtilité et de la délicatesse. Et elle maîtrise complètement son style. Disons que Le temps presse pourrait servir de cours de country à Isabelle Boulay.
Il faut aussi écouter Je vais rester, magnifique et aérienne grâce entre autre au très beau hautbois, et Le bonheur est parfois maladroit, duo au texte très habilement écrit, interprété avec Louis-Jean Cormier du groupe Karkwa.
Plusieurs très bons musiciens l'entourent (Jocelyn Tellier, Robbie Kuster, Catherine Major), mais l'univers créé par cet équipe est très cohérent, et Catherine Durand s'y trouve très clairement au centre.
Cette force qu'a la chanteuse comme personnage se fait très clairement sentir sur la chanson Je suis perdue. Il est vraiment surprenant de voir à quel point on oublie que quelqu'un d'autre l'accompagne ici, que tout ne vient pas d'elle, tant l'émotion est sincère et juste. Pour une fois, on a l'impression d'une chanteuse qui a vécu ce qu'elle nous raconte.
D'autres pièces sont moins remarquables, simplement agréables à écouter. Peut-être permettent-elles simplement de digérer un peu les autres, ce qui est tout à leur honneur. Je préfère naturellement la musique qui fait vivre, pleurer, rire, penser. Mais après un moment, j'ai vraiment besoin de celle qui nous laisse tout simplement respirer.
Catherine Durand. Tandem.mu, TMUCD5807, Select, 2008.
jeudi 13 novembre 2008
Le chaos injuste.
Vous ne le savez pas encore. D'ailleurs, moi non plus je n'en sais rien. Ça n'empêche pas le fait que vous l'aurez d'abord appris ici.
Mise à jour, le 22 novembre: je sais pas si vous avez remarqué, mais ça s'appelle Joli chaos finalement.
Mise à jour, le 22 novembre: je sais pas si vous avez remarqué, mais ça s'appelle Joli chaos finalement.
samedi 8 novembre 2008
Questionnaire Tom Waits

Bien qu'elle ait été publiée il y a quelque mois, je ne me lasse pas de lire cette entrevue avec le célèbre chanteur Tom Waits. Parmi les meilleurs extraits:
Q: What remarkable things have you found in unexpected places?
A: (...) A homeless man with a beautiful operatic voice singing the word “Bacteria” in an empty dumpster in Chinatown.
(...)
Q: What’s scary to you?
(...)
Mc Cain will win.
(...)
You fell through the ice in the creek and it carried you down stream, and now as you surface you realize there’s a roof of ice.
Heureusement, le gars n'est pas un visionnaire. Mais quelle imagination fascinante, par contre. Lisez le reste ici.
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